Le producteur Duc dénoncé par L214 sur les conditions d’élevage de poulets

le volailler icaunais Duc se retrouve sous le feu des critiques. L'association L214 a enquêté au mois d'avril sur les conditions de vie des poulets dans deux élevages du groupe

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L’association L214 dévoile ce mercredi une vidéo dénonçant les conditions de vie des poulets dans deux élevages. Un dans l’Aube et l’autre dans l’Yonne.

Les images ont été tournées en avril dernier sur deux distincts sous contrat avec la marque Duc, explique l’association sur son site internet : un élevage de 40 000 poulets dans l’Aube et un de 80 000 poulets dans l’Yonne.

Alors que la marque Duc revendique veiller au respect des animaux, « quand on voit l’enfer dans lequel vivent les poulets et la violence avec laquelle ils sont ramassés, c’est vraiment prendre les consommateurs pour des imbéciles« , déplore Sébastien Arsac, cofondateur de L214. « La vérité, c’est que les éleveurs sont dans un système qui considère les animaux comme de la viande sur pattes; un système d’élevage intensif qui ne s’intéresse qu’au nombre de kilos de poulet produit par m2. »

Duc, qui affirme sur son site internet que ses 200 éleveurs « veillent au respect des animaux », qu’ils adhèrent à une charte garantissant « les bonnes conditions de confort » de volailles « 100% françaises » auxquelles on évite « les stress inutiles », n’a pas souhaité s’exprimer après avoir visionné les images de L214.

Attention : la vidéo peut choquer les personnes sensibles

« Ces intrusions dans nos élevages relèvent du harcèlement ». s’agace pour sa part sur Libération Anne Richard, directrice d’Anvol, l’interprofession volaille de chair. « Ces images ne reflètent ni notre quotidien, ni notre travail », ajoute-t-elle, qualifiant « d’inadmissible » la séquence du « moissonnage ».

En France, tous les ans, 800 millions de poulets sont élevés pour finir dans les assiettes. 83 % sont détenus en élevage intensif.

« Consommateurs, politiques, responsables de l’agroalimentaire et de la distribution; chacun doit prendre ses responsabilités pour sortir de l’hypocrisie et en finir avec cette maltraitance organisée et massive des animaux ». Conclut L214 dans son communiqué.

4 Commentaires

  1. Je préfère effectivement le poulet à 20 euros, j’en mange par contre pas tous les semaines….. C’est aux consommateurs comme vous, de changer d’habitudes alimentaires , et arrêter de déguster des aliments nocifs pour votre santé! Ne me parlez pas d’argent surtout !!

  2. Bravo a L214. La réponse est simple : acheter local et ne plus accepter la m….. vendue dans les grandes surfaces et produite par des grands groupes dont le seul objectif est le profit au détriment de la santé et de la nature !

  3. Est on pret à payer son poulet plus cher…pas sur ‘. je pense que la majorite des gens ne pensent qu’au prix et ce n’est pas qu’une question de moyen mais pluto d’habitude de conso.

  4. Un de plus sur ma liste noire
    Merci à toutes ces associations et de temps en temps journalistes qui nous éclairent sur les procédés d’élevage de ces entreprises mercantiles.

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