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Un scien­ti­fique russe sur le point de modi­fier l’ ADN de 5 bébés

Le scien­ti­fique russe veut créer des bébés géné­tique­ment modi­fiés

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As-tu entendu? Une révolution a saisi la communauté scientifique. En quelques années à peine, les laboratoires de recherche du monde entier ont adopté une nouvelle technologie; facilitant des modifications spécifiques de l’ADN de l’homme, des animaux et des plantes. Comparée aux techniques précédentes de modification de l’ADN, cette nouvelle approche est beaucoup plus rapide et facile. Cette technologie est appelée «CRISPR» et a changé non seulement la manière dont la recherche fondamentale est menée. Mais, aussi la façon de penser pour les traitement des maladies.

Denis Rebri­kov a trouvé des candi­dats. Après avoir annoncé son inten­tion de donner nais­sance à des bébés géné­tique­ment modi­fiés au mois de juin. Le géné­ti­cien russe affirme aujourd’­hui; que cinq couples sourds ont accepté de recou­rir à l’outil CRISPR, dans l’es­poir d’avoir un enfant doté de l’ouïe. Il deman­dera l’au­to­ri­sa­tion des auto­ri­tés « dans quelques semaines », rapporte le maga­zine New Scien­tist.

À ce jour, le Chinois He Jian­kui est le seul a avoir créé des bébés géné­tique­ment modi­fiés; pour contrer la trans­mis­sion du VIH. Son geste, dont on mesure encore mal la portée, a d’ailleurs suscité de nombreuses critiques.

Cependant, Denis Rebri­kov envi­sage de son côté d’uti­li­ser CRISPR pour corri­ger les muta­tions du gène GJB2, respon­sables de la surdité. « Tech­nique­ment, c’est réali­sable », estime Gaetan Burgio. Expert de cet outil d’édi­tion géné­tique à l’Uni­ver­sité natio­nale austra­lienne.

denis-rebrikov-scientifique russe qui veut créer des bébés génétiquement modifiés

Certains scien­ti­fiques pensent toute­fois qu’une telle expé­rience sur l’ ADN comporte des risques.

Ils pointent notam­ment sur les poten­tiels effets indé­si­rables de CRISPR.  » Les premiers essais devraient commen­cer avec des embryons ou des nour­ris­sons n’ayant rien à perdre, victimes de mala­dies mortelles. Vous ne devriez pas commen­cer avec un embryon qui pour­rait mener une vie plutôt normale.  » juge le bioé­thi­cien de l’uni­ver­sité d’Ox­ford, Julian Savu­lescu.

En fait, il y a suffisamment d’enthousiasme sur le terrain pour justifier le lancement de plusieurs start-up de la biotechnologie; qui espèrent utiliser la technologie inspirée de CRISPR pour traiter les maladies humaines.

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